J’ai tant souffert

Dates de l’exposition: 19 novembre au 12 décembre 2021
Lieu: Salle Desjardins
Artistes: Saint-Louis
Médium: Techniques mixtes
Oeuvre en photo: SC2
Crédit photo: Saint-Louis

 

Né en 1955, Saint-Louis est un artiste peintre, graveur et sculpteur qui travaille à Montréal. Il a
réalisé sa scolarité de maîtrise en philosophie à l’Université de Montréal sous la direction de Pierre
Gravel et est titulaire d’un baccalauréat en art visuel de l’Université du Québec à Montréal. Il a
enseigné comme chargé de cours à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et comme
UPE à l’Université du Québec à Montréal.

Saint-Louis est cofondateur de la Société d’Impression Simard et Saint-Louis, de la Galerie d’Art
Saint-Éloi et de la Corporation de la Nuit de la Pointe Sèche. Par ailleurs, il a été également
fondateur et éditeur du magazine Nouvelles Tendances en Mangement. À ce titre, il fut invité par
les Forces Armées Canadienne à visiter le théâtre des opérations en Bosnie-Herzégovine dans le
cadre d’un reportage sur la prestation de services par l’entreprise privée au sein des Forces Armées
Canadiennes. Ce séjour aura un impact majeur sur sa pensée créatrice et son oeuvre.

La démarche de Saint-Louis s’articule autour de la notion d’identité dans une esthétique de la
désintégration et de la sédimentation des contenus desquelles émerge un nouvel individu qui
constitue la figure emblématique de sa production : l’Hombigu. L’artiste désire susciter une
réflexion à propos du rôle que nous pourrions être en mesure d’assumer comme individu dans un
monde morcelé et incertain, un monde dans lequel les repères de cohésion sociale s’estompent.

La notion d’identité, qu’elle soit ethnique, culturelle, géographique, politique, nationale voire
religieuse, ne s’impose plus en tant qu’élément rassembleur. Il y apparaît alors un vide et un
malaise profond qui conduisent à l’incertitude, à l’acatalepsie, cet état d’incompréhension dans
lequel on suspend son jugement et où l’on ne croit plus en rien.

Saint-Louis crée des personas qui mettent en scène une mécanique ondulatoire des émotions.
Comme dans nos rapports sociaux de tous les jours, les personas se parlent ou s’ignorent, se
regroupent ou s’isolent, se soumettent ou dominent, se replient ou s’élancent. Il s’agit ici de
domination et de soumission, de pouvoir et d’abus, d’exploitation et d’asservissement, mais
également de lumière et d’espoir.

Cette recherche à partir des émotions contradictoires vécues, qu’elles soient simplement
ressenties ou exprimées, est à l’origine de la série « J’ai tant souffert ». L’artiste y explore les
contraintes et les liens qui unissent les individus à une force invisible, à une puissance
contraignante agissant de l’extérieur. Saint-Louis traite ici du pouvoir de l’un sur l’autre,
fondement de l’exploitation et de l’asservissement.