LE VIEILLISSEMENT À TRAVERS LES BRANCHES CYCLE 1

EXPOSITION DE L’ARTISTE ANI MÜLLER

Espace Café, 4 octobre – 17 novembre 2024

Née à Montréal, Ani Müller réside à Repentigny depuis 38 ans dans la région de Lanaudière au Québec. En 2022, elle déménage dans la municipalité de Batiscan. Elle peint depuis l’âge de huit ans. Diplômée en arts plastiques du CÉGEP de Joliette et bachelière en création de l’Université du Québec à Montréal, Ani voyage régulièrement pour s’inspirer et pour faire connaître son style. Ses expositions solos au Canada (Repentigny, Montréal, Vancouver), en Allemagne (Berlin, 2003) et en France (2004 et 2007), ont été récompensées par la médaille de l’Assemblée nationale du Québec en 2008 en impliquant sa communauté dans son art. Depuis 2006, elle fait des conférences et des ateliers de création dans des écoles primaires et secondaires partout dans le Québec.

En 2018, elle débute sa maitrise en enseignement des arts à l’Université du Québec à Montréal et reçoit la même année le prix d’arts visuels des Grands-Prix Desjardins de Lanaudière. En 2019, Ani Müller reçoit le prix Ambassadrice Télé-Québec des Grands-Prix Desjardins de Lanaudière. En 2020, elle change de maitrise pour la maitrise en recherche et intervention en arts visuels où l’artiste est plus heureuse étant artiste créatrice de projets en lien avec la communauté.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Ani Müller peint à l’acrylique des fragments, un mouvement avec une combinaison de collages et de peinture acrylique. L’artiste s’inspire de la fragilité de notre histoire et de nos vies. Elle a pour objectif de faire réfléchir sur les changements que l’être humain vit tout le long de son cheminement. Elle crée en fragmentant, en déformant, en décalant le visuel des images. Ani Müller symbolise dans sa fragmentation un parallèle avec l’être humain doté d’un grand sens d’adaptation et de résilience. Elle évoque dans ses œuvres cette transformation intérieure, ce changement de vie, des réparations, des souvenirs de notre passé, notre histoire et notre patrimoine.

Elle crée aussi des projets de médiation culturelle. Elle travaille surtout l’art collaboratif entre les générations, les différentes cultures ou personnes vivant différentes difficultés. Cette pratique est pour l’artiste une inspiration pour rapprocher et tisser des liens tout en allégeant des tensions entre les gens et les différentes communautés. Comme les œuvres d’Ani Müller, la transmission est un point important et la socialisation, les rencontres, les échanges avec les gens sont au cœur du processus créateur. L’artiste se reconnait dans l’approche socioconstructiviste et met l’accent sur le contact avec les autres dans la construction des connaissances et du développement. Selon Ani Müller, les arts visuels sont un outil incroyable pour exprimer, faire réfléchir, aider à ouvrir l’esprit aux différences et la compréhension des autres.